O apoio de Trump aos golpistas na Venezuela

Versão em Inglês à frente
Les Etats-Unis soutiennent l’opposition de droite au Venezuela contre le gouvernement socialiste du président Maduro.
Depuis avril, l’opposition tente de déloger le gouvernement en menant des opérations violentes de changement de régime. Ses manifestations et ses combats de rue avec la police sont dirigés par des gangs violents et militarisés :
Les manifestations de rue actuelles au Venezuela ressemblent de plus en plus à une guerre pure et simple. Alors que les forces de sécurité tirent des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et de temps en temps des balles réelles sur les foules agitées, des groupes de plus en plus déchaînés répondent avec des lance-pierres meurtriers, des bombes artisanales et des cocktails Molotov.

Cette semaine, sept membres de la garde nationale, qui roulaient à moto, ont été blessés à Caracas lorsqu’une bombe posée au bord de la route a explosé.
Les troupes de choc de l’opposition sont dirigées par des groupes de jeunes gens qui se font appeler les Templiers, les Guerriers ou les Arcadians. Collectivement, ils sont connus sous le nom de Chamos de la Resistancia qu’on peut traduire par Jeunes de la Résistance.
Ce n’est pas seulement par hasard qu’on assiste à des développements comparables à ceux des violentes révolutions de couleur en Libye, en Ukraine et en Syrie. Les forces paramilitaires qui se cachent derrière les « manifestants pacifiques » attaquent les institutions policières, militaires et civiles pour provoquer une escalade conduisant à la guerre civile. La semaine dernière, l’opposition au Venezuela a annoncéqu’aujourd’hui c’était le « Jour J » pour une nouvelle tentative de coup de d’état contre le président Maduro :
Le pilote fugitif de la police qui aurait soi-disant volé un hélicoptère et l’aurait utilisé pour attaquer la Cour suprême du Venezuela est apparu à un rassemblement de l’opposition dans la capitale, Caracas, ont déclaré des participants à CNN.
Oscar Perez, un officier de la force d’investigation de la police du pays, s’est adressé à la foule, pour inciter l’opposition à continuer à manifester.

« Une grève générale le 18 juillet, une grève sans retour. Le jour J commencera mardi. Le référendum aura lieu dans la dignité, nous serons dans la rue pour défendre les gens ».
La date a été confirmée hier :
Les dirigeants de l’opposition vénézuélienne ont appelé leurs partisans à intensifier les manifestations de rue et à soutenir une grève nationale de 24 heures plus tard cette semaine, après que plus de 7,1 millions de personnes ont rejeté le projet du gouvernement de réécrire la constitution.

Une coalition d’une vingtaine de partis d’opposition s’est réunie lundi à son siège pour organiser une campagne de désobéissance civile « Jour J » dans les deux semaines qui précèdent le vote du gouvernement.
Dimanche dernier, l’opposition a organisé un vote citoyen auquel la participation a été moins importante que ne l’espérait l’opposition. Les résultats n’ont pas été annoncés, seulement le nombre de participants :
Dimanche soir, l’opposition a publié seulement le nombre des personnes qui sont venues voter, mais n’a pas donné le détail des votes, même si on pense que pratiquement tous les votants ont répondu « oui » au rejet de la réécriture de la Constitution.
Il y a environ 19 millions d’électeurs inscrits au Venezuela. Une participation de sept millions pour un vote citoyen, si le chiffre est vrai, est significative, mais pas décisive, ni probante. La dissimulation des résultats permet de supposer que les réponses aux questions du vote citoyen ne sont pas en faveur du plan de l’opposition.
Il est difficile de savoir ce que les Vénézuéliens pensent réellement. Les sondages sont toujours manipulés dans le pays. La politique économique de Maduro, qui s’est heurtée à la chute des prix du pétrole, au sabotage des riches importateurs et exportateurs et aux sanctions étasuniennes, n’a pas donné de résultats. Mais le vote de l’Assemblée nationale de 2015 remporté par l’opposition était plus un vote de protestation contre les problèmes économiques qu’un vote en faveur du vague programme de l’opposition.
Il est évident que l’opposition au Venezuela est fortement soutenue par les diverses institutions de changement de régime des États-Unis. Certains de ses agents ont des liens étroits avec la DEA et la CIA. Les médias étasuniens sont, comme d’habitude, complètement en faveur du programme de changement de régime des États-Unis. Ils incitent depuis longtemps à la révolte contre le gouvernement socialiste du Venezuela.
Une déclaration officielle de Trump sur le Venezuela, publiée hier, brille par son absence de faits concrets :
Hier, le peuple vénézuélien a encore montré clairement qu’il défendait la démocratie, la liberté et la primauté du droit. Pourtant, ses actions, fortes et courageuses, continuent d’être ignorées par un mauvais chef qui rêve de devenir dictateur.
Les États-Unis ne resteront pas inactifs pendant que le Venezuela s’effondre. Si le régime de Maduro impose son assemblée constituante e 30 juillet, les États-Unis prendront des mesures économiques fortes et rapides.
Trump ferait-t-il une déclaration pareille sur la volonté du « peuple américain » si les démocrates avaient organisé, contre lui, un vote citoyen auquel avait participé plusieurs millions de personnes ?
Le gouvernement de Maduro a appelé à un vote le 30 juillet pour élire les membres de la future assemblée constitutionnelle. Il n’a rien « imposé » du tout. L’opposition va tenter de semer le chaos dans les rues jusqu’à cette date et elle a vraisemblablement prévu quelques actions d’éclat.
Le gouvernement a jusqu’à présent réagi par la passivité aux protestations violentes. La police s’est contentée de protège des bâtiments du gouvernement et de démolir des barricades qui bloquaient des routes. Mais le gouvernement n’a pas procédé à des vagues d’arrestation, ni tenté de prendre un contrôle plus étroit de la situation. A moment donné de de telles mesures deviendront inévitables. La question est « quand » ?
Moon of Alabama

Em Inglês :

“Zero Day” for Violent Regime Change in Venezuela

The U.S. supports the right-wing opposition in Venezuela against the socialist government of President Maduro.
Since April the opposition tries to dislodge the government by instigating a regime change by force. Its protests and street fights with the police are led by violent, militarized gangs:

Venezuela’s ongoing street protests are increasingly looking like outright warfare. As security forces shoot rubber bullets, tear-gas canisters and sometimes live rounds at the churning crowds, increasingly restive mobs are responding with lethal slingshots, homemade mortars and Molotov cocktails.This week, seven National Guard members were injured in Caracas when a roadside bomb exploded as they drove by on motorcycles.
Leading the opposition shock-troops are loose-knit groups of young men and women that have names like The Templars, The Warriors and The Arcadias. Collectively, they’re known as the Chamos de la Resistencia or, roughly, the Youth Resistance.

This is not just by chance a similar development as was seen during the U.S. instigated color revolutions by force in Libya, Ukraine and Syria. Para-military forces hiding behind “peaceful protesters” attack police, military and civil government institutions to provoke an escalation towards a civil war. Last week the opposition in Venezuela announced that today is the “zero day” for another violent coup attempt against President Maduro:

The fugitive police pilot who allegedly stole a helicopter and used it to attack Venezuela’s Supreme Court has appeared at an opposition rally in the capital, Caracas, attendees tell CNN.Oscar Perez, an officer in the country’s investigative police force, addressed the gathering, urging the opposition to continue protesting. 
 
A general walkout for July 18, walkout with no return. The zero-hour will start on Tuesday.The referendum we’ll do it, with dignity, we’ll be in the street defending the people.”

The date was confirmed yesterday:

Venezuelan opposition leaders have called for their supporters to escalate street protests and support a 24-hour national strike later this week after more than 7.1 million people rejected a government plan to rewrite the constitution. 

A coalition of some 20 opposition parties assembled in its headquarters Monday to call for a “zero hour” campaign of civil disobedience in the two weeks leading to the government vote.

On Sunday the opposition held a private poll in which less people attended than the opposition had hoped for. No results but the number of attendees was announced:

The opposition released only turnout numbers Sunday night, not tallies of responses to those questions, although virtually all who voted were believed to have answered “yes” to the central rejection of the constitutional rewrite.

There are some 19 million registered voters in Venezuela. A seven million turnout for a private poll, if real, is significant but neither decisive nor relevant. The hiding of the results lets one assume that the answers to the poll questions were not in favor of the opposition’s plan.
It is difficult to ascertain what the real opinion of people in Venezuela is. Polls in the country are traditionally skewed. Maduro’s economic polices, restricted by falling oil prices, sabotage by rich im- and exporters and U.S. sanction, was not successful. But the 2015 National Assembly vote won by the opposition was more a protest vote against the economic problems than a vote for the opposition’s vague program.
It is obvious that the opposition in Venezuela is heavily supported by the various regime change institutions of the United States. Some of its operatives have deep ties with DEA and the CIA. U.S. media is -as usual- completely on the side of the U.S. regime change program. It has long agitated against the socialist government of Venezuela.
An official Trump statement on Venezuela released yesterday is noticeable for its lack of facts:

Yesterday, the Venezuelan people again made clear that they stand for democracy, freedom, and rule of law. Yet their strong and courageous actions continue to be ignored by a bad leader who dreams of becoming a dictator.The United States will not stand by as Venezuela crumbles. If the Maduro regime imposes its Constituent Assembly on July 30, the United States will take strong and swift economic actions.

Would Trump write a similar statement about the will of the “American people” if Democrats held a private poll against him with an assured multi-million strong turnout?
The Maduro government has called for a July 30 vote to elect members of an upcoming constitutional assembly. There is nothing “imposed” with that. The opposition will try to sew chaos in the streets up to that date and likely has planned for some culmination point of action.
The government has so far reacted passively to the violent protests. The police protects some government buildings and removes some road blocking barricades. But no arrest wave or more assertiveness for government control has been ordered. One wonders at what point such measures will become inevitable.

Posted by b on July 18, 2017 at 08:10 AM | Permalink

Este artigo encontra-se em: FOICEBOOK http://bit.ly/2uHqOML

Anúncios